Déclaration liminaire de la FNEC-FP-FO 46 lors de la séance du CTSD du Lot, le mardi 8 février 2022 à Cahors.
Compte rendu CTSD du 08/02/22 à Cahors
Publié le 10 février 2022 | SNUDI-FO 46

Déclaration liminaire de la FNEC-FP-FO 46 lors de la séance du CTSD du Lot, le mardi 8
février 2022 à Cahors :

Mesdames, Messieurs,
 
Ce comité se tient dans la même période que les réunions (syndicats –administration) initiées par Monsieur le ministre, concernant le protocole dit sanitaire et son évolution.
Notre fédération ne participera pas à ces réunions considérant qu’un protocole ou un autre, quel qu’il soit ne constituera pas la réponse, une réponse aux revendications des personnels.
 
Les personnels de l’Education Nationale ont exprimé leur colère lors de la grève historique du 13 janvier. Alors même que les informations qui remontaient du terrain, indiquaient que la grève allait être massive, le ministre ajoué la provocation, faisant mine d’ignorer les raisons qui poussaient les personnels dans la rue. N’en déplaise au ministre, les agents n’ont pas fait grève contre un virus ! Ils ont exprimé un ras le bol, face à des protocoles inapplicables, mais pas seulement. Ils sont excédés d’être entravés dans leur travail, ils ne parviennent plus à exercer leurs missions.
La crise sanitaire n’est qu’un révélateur du manque de moyens donnés à l’École, comme à l’hôpital public. Pendant la crise des centaines de milliards ont été donnés aux entreprises, notre ministre lui-même a rendu des millions d’euros, et l’école doit se satisfaire de protocoles lancés avec le plus grand mépris pour les personnels mais aussi pour les élèves et leurs parents.
 
Pour notre organisation syndicale, la multiplication des protocoles et le recours à des personnels précaires ne répondent en rien aux difficultés de l’école publique. L’urgence actuelle réside dans la création de postes statutaires et le recrutement des personnels enseignants, de vie scolaire, administratifs, psychologues, médecins et infirmières scolaires à hauteur des besoins, à commencer par l’embauche des personnels en liste complémentaire. Nous le redisons, le premier des gestes barrières c’est le recrutement.

Le 27 janvier, les personnels étaient en grève aux cotés des salariés du privé pour exiger une meilleure rémunération. Ce gouvernement, dans la continuité des précédents, a profondément fragilisé le service public d’Education, en refusant de revaloriser les agents autrement que par des mesures partielles et insuffisantes. Le gel de la valeur du point d’indice sur toute la mandature est inacceptable .Depuis 2000, les personnels de la Fonction publique ont perdu 21% de pouvoir d’achat. Et la précarité touche près de 20% des personnels de l’Éducation Nationale. La FNEC FP FO revendique une augmentation de 21% de la valeur du point d’indice et une augmentation indiciaire de 183€ net par mois comme l’ont obtenu les hospitaliers !
 
De plus, aujourd’hui, à la même heure, les personnels AESH des académies de la région parisienne se rassemblent avec les syndicats, au ministère, pour exiger : le retrait des avenants qui leur imposent des temps partiels payés 57% du SMIC, l’abandon des PIAL, un statut de fonctionnaire, un vrai salaire à temps complet pour 24h par semaine.

Cela fait suite au rassemblement intersyndical (SPASEEN-FO, ID-FO, SNASUB-FSU, CGT, A et IUNSA,
CFDT), initié par le SPASEEN-FO le 27 janvier, réunissant des collègues administratifs, personnels de
direction et enseignants de l'Éducation nationale travaillant en EPLE. Tous étaient réunis afin d’exiger le retrait de l'article 41 du projet de loi 3DS qui méconnaît et méprise les
missions qui sont celles des adjoints-gestionnaires, veut imposer une double tutelle, sacrifiant encore une fois le côté national de l’École à l’arbitraire et aux choix d’élus locaux.
 
Cela fait suite, également, à la grève massive des personnels du lycée Champollion de Figeac qui sont indignés par la baisse annoncée des moyens alloués à la prochaine rentrée scolaire (illustrant l’indignation, le ras le bol des collègues du second degré).Ils se sentent méprisés constatant la situation : Perte d’une classe de terminale, appauvrissement du choix pour les élèves, suppression de certains enseignements de spécialité, disparition des options dans les domaines littéraires, regroupements annoncés d’élèves de différentes sections. Ils ne comprennent pas : la DGH baisserait de 43,5 heures alors qu’il n’y a pas de baisse d’effectif.
Dans le même temps, nous apprenons, lors du CTM du 26 janvier que des PLP pourront exercer en lycées et collèges, un vrai détricotage des statuts, à mettre en lien avec l’apprentissage.
Aujourd’hui ce comité examine la carte scolaire des écoles du Lot. Il n’y aura pas de poste supplémentaire. Et pourtant !
Il faut faire face aux besoins de remplacements. Faut-il compter sur les retraités pour cela ou bien faut-il embaucher tout de suite ? Quotidiennement des classes du département sont fermées par manque de remplaçants, les recrutements sur liste complémentaire ne suffiront pas. Ni en France, ni dans le Lot. D’autre part, ll faut nommer les personnels dans les RASED, notamment …
Cela constituerait un élément positif de réponse aux problèmes des enfants (handicap, adaptation)…
Il faut répondre aux demandes d’ouvertures des différentes écoles (parents et enseignants) sans retirer dans le même temps les moyens ailleurs dans le département, au nom de l’équité…
Pour notre part, nous considérons que le projet actuel ne répond pas aux nécessités et refusons ce projet.

La FNEC FP FO réclame l’abandon des « contre-réformes Blanquer » la création de postes et le
recrutement de personnels sous statut à hauteur des besoins, l’annulation des suppressions de postes
prévus.

Mesures annoncées :

Aucun poste supplémentaire n’est prévu au budget. Les orientations annoncées par
l’Inspection académique du Lot sont :

 La poursuite de la mise en œuvre de la limitation des effectifs à 24 en GS CP et CE1 hors
éducation prioritaire ;

 La mise en œuvre du nouveau régime des décharges de direction ;

 Une équité, un équilibre territorial dans l’attribution des moyens au regard des effectifs
élèves ;

 Le maintien des moyens de remplacement pour la continuité des enseignements et de la
formation ;

 Le maintien des ressources du RASED à un niveau adapté au service de l’accompagnement
sur site des écoles ;

 L’appui au développement du service de l’école inclusive.

Certains professeurs stagiaires (ceux reçus au concours et ayant un master MEEF) vont se
retrouver directement sur le terrain à plein temps dès la rentrée 2022, sans formation !
Est-ce que cela a une réalité dans le Lot ? Cette « orientation » de l’inspection académique « ne coûte rien de plus » ! En fait , les orientations du Ministre Blanquer , retranscrites dans le département du Lot par l’Inspection académique ne changent absolument rien . L’administration « prend « la situation
existante et la reconduit l’an prochain.

Maintien des ressources du RASED Les postes ne sont pas pourvus depuis plusieurs années et l’administration ne fait rien pour des PE spécialisés (stages, concours spéciaux inexistants)

Développement de l’école inclusive : Il faut clairement dire que cela signifie que les moyens spécialisés pour la prise en charge des élèves à besoins particuliers disparaissent. En lieu et place, les enfants sont placés dans des classes « ordinaires ». Il y a le personnel AESH , dans des conditions de partage dans certains cas. Cela justifierait que le professeur doive se débrouiller avec un plan-protocole, des consignes, une salle de classe telle qu’elle est, et le personnel AESH dans des conditions tout à fait « contestables »…. Particulièrement, cela permettrait de se passer des Rased, puisque le PE est sa propre ressource face à ces enfants à besoins particuliers

Par conséquent, cette année, l’ ouverture de poste est financée grâce à une suppression (la dotation étant de 0 pour le département du Lot).

Dédoublements : Aucune proposition n’a été formulée.

Décharges de direction, modifications : Aucune proposition non plus.

Remarques FO :

L’administration évoque la création d’une UEMA, dans la circonscription de Figeac , à Carennac , destinée aux enfants autistes. Il faut d’ores et déjà dire que cela se situerait dans le cadre de
l’inclusion. La pratique montre qu’il y a ou pas un PE spécialisé et que le but est d’insérer le pus
possible l’enfant dans une classe « normale ». Ce type de structure se situe dans le cadre de
l’Inclusion

cale

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